Coeur De Pirate

Forum sur la chanteuse Coeur de Pirate alias Beatrice Martin
 
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 GoodKarma.fr

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Clo
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Vierge Chèvre
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Né le : 31/08/1991
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MessageSujet: GoodKarma.fr   Jeu 30 Avr - 20:31


Interview du 31 mars 2009


Coeur De Pirate serait-elle réellement un trésor caché ? La Quebecoise Béatrice Martin accoste en France après avoir rencontré le succès chez elle (30 000 albums pour 5 millions d’habitants, ce n’est pas rien). Signée chez Barclay, label « indépendant » d’Universal, elle propose pourtant une musique qu’on rapprocherait plus facilement de la chanson française voire même de la variété que de la pop. Il n’en fallait pas plus pour attiser notre curiosité et finir de nous convaincre de rencontrer une jeune chanteuse de 19 ans, finalement fragile, au sortir d’une adolescence qui laisse des marques.

Tu commences à créer un vrai engouement en France dans les médias, plutôt contente de cet accueil ?
Oui c’est génial, je ne pensais même pas un jour venir en France.

Surtout que finalement ça fait peu de temps que tu t’es mis à écrire des chansons.
Oui ça fait un an et demi que je compose des chansons. Je ne savais même pas chanter quand j’ai commencé, j’ai appris par moi-même. Ces chansons étaient une sorte de thérapie personnelle. Je me suis vraiment découvert une nouvelle passion que je ne croyais pas avoir.

Ça faisait quand même longtemps que tu faisais de la musique ?
Oui, j’ai commencé le piano à 3/4 ans puis je suis allée au conservatoire jusqu’à 14 ans. À 14 ans j’ai tout arrêté, je ne me sentais plus capable et j’y suis finalement revenu par la suite.

Quelle genre de musique et quels artistes constituent ton background ?
Toute la musique que j’écoute s’est pas mal imprégnée dans ce que je fais, mais ça change chaque semaine. En ce moment, ce serait Feist, Joni Mitchell, Al Green. Je n’ai pas vraiment de style de prédilection.

Comment tu te positionnes musicalement ? Tu es chez Barclay et pourtant ta musique n’est pas vraiment « indie ». Quand on emploie les mots chanson française ou variété, ça te dérange ?
Non, ça me fait plaisir, mais j’aime mieux m’associer à la vieille variété française que celle de maintenant. Barclay est le pionnier du genre, c’est un label historique chez qui était Brel, donc j’étais bien en confiance avec eux. Mais après ma musique reste de la pop, de la chanson, j’ai conscience que ce n’est pas du tout lo-fi et je l’assume.

Si on te qualifie de « Carla Bruni indie », ça t’évoque quoi ?
Carla Bruni est très indie dans l’âme, elle fait une musique très folk que j’aime beaucoup. Donc oui c’est un compliment, surtout que la référence vient certainement du fait que nous ne sommes pas des chanteuses à voix.

Tes paroles reflètent une certaine expérience de la vie, pourtant tu n’as que 19 ans. Sont-ce des choses que tu as personnellement vécues ou bien tout simplement inspirées de ta culture littéraire ou musicale ?
Les deux, mais beaucoup de choses me sont quand même arrivées ou sont ce qu’on vécu d’autres personnes autour de moi. Je ne me verrais pas écrire par rapport à quelque chose d’autre. Je ne suis pas assez bien placée et je n’ai justement pas encore assez d’expérience pour ça. Après on a l’impression qu’elles reflètent beaucoup de négatif, mais il y a une tournure teintée de beaucoup d’ironie, notamment par la musique en elle-même. Même si l’on vit des choses horribles, on peut s’en sortir.

Et ce disque t’a permis de sortir de ces moments difficiles ?
Oui, il m’a permis de prendre du recul et de faire le deuil de ce qu’il m’est arrivé durant mon adolescence. Souvent ça parle des garçons évidemment, à ce moment-là je sentais le besoin justement d’en parler. Ce n’est pas vraiment différent de ce que tous les jeunes disent, ce sont des choses qui arrivent souvent et finalement les gens de tous les âges peuvent s’y retrouver.

Quand tu parles du vécu des jeunes actuellement, tu as l’impression de faire partie d’une génération un peu désabusée par rapport aux précédentes ?
Non je crois que tout le monde a vécu les mêmes trucs par rapport à ça. Mes parents l’ont vécu. Ce sont les expériences de l’adolescence. Quand tu es ado tu ressens les choses fois 5000 et c’est parfois vraiment très triste.

Tu te vois écrire sur d’autres thèmes que ceux abordés dans ce premier album ?
Oui, j’écris tout le temps, mais ça se base souvent sur ce que je peux vivre au moment où je l’écris. Ça m’aide vraiment, je n’ai pas de blog alors c’est une sorte de thérapie personnelle (sourire).



Musicalement au niveau de l’écriture, c’est une chose qui te vient facilement ?
Ça dépend des chansons, mais les meilleures sont généralement celles qui sont écrites en trente secondes. Quand tu écris sous une impulsion, c’est là que tout sort. Mon single Comme des enfants, je l’ai écrit dans ma douche, c’est la première chanson que j’ai écrite en Français.

Tu écrivais en Anglais avant ?
J’ai écrit une seule chanson en Anglais avant. Après je suis venu au Français.

D’un point de vue musical, tu procèdes comment ?
C’est la mélodie qui vient d’abord au piano et les paroles ensuite. Ensuite sur l’album je me suis occupé aussi des arrangements, mais ça vient toujours sur le coup en pré-prod. J’avais déjà des idées et j’en parlais ensuite au réalisateur et on montait le truc comme ça.

Tu n’as pas un peu peur de voir arriver le succès trop vite en France ?
Il ne vaut mieux pas y penser. J’ai déjà vécu la chose au Québec. Quand j’ai commencé là-bas, je ne connaissais vraiment rien. Je ne savais pas comment me protéger, j’ai appris à me faire une carapace, ça vient avec le métier. De toute façon, je suis là pour faire mes preuves et j’espère que ça en touchera quelques-uns. Je n’ai jamais vraiment rêvé d’être chanteuse, mais je le fais vraiment par plaisir, car le public m’accepte bien. On verra ensuite si ça continue en France, mais le buzz, je ne le vois pas trop pour le moment.

Au Québec les gens t’arrêtent déjà dans la rue, te reconnaissent ? Ce sont les choses qui changent la vie en général.
Oui, d’une ado invisible et comme tout le monde, je suis passée à quelqu’un dont le visage était placardé partout. J’ai grandi très vite à cause de ça, je venais d’avoir 19 ans. Il m’est arrivé des trucs comme les gens qui te crient dans la rue ou dans les bars saouls « T’es à chier ! » Forcément je ne sors plus, pourtant à mon âge j’aimerais bien pouvoir sortir, mais je ne peux pas.

Tu te sens confiante pour tes dates à venir en France ?
Oui, dans l’absolu les gens viennent pour me voir, donc il n’y a pas de raison que ça se passe mal. Je reviens en France dans quelques semaines avec un programme chargé : Taratata, la première partie de Julien Doré, les concerts à la Boule Noire et quelques festivals comme le Printemps de Bourges.


[rght]Source : http://www.goodkarma.fr/2009/03/31/interview-coeur-de-pirate/[/right]

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